LE MUSEE ZADKINE EST FERMÉ

V.Koehler/Musée Zadkine/ADAGP

CONFORMÉMENT AUX DIRECTIVES GOUVERNEMENTALES LE MUSÉE RESTERA FERMÉ JUSQU’AU 1ER DÉCEMBRE 2020.

Après des travaux d’embellissement menés pendant l’été, le musée a rouvert à l’occasion de Nuit Blanche (3 octobre 2020), et pour l'exposition de Laurent Grasso "Panoptes" (6-18 octobre 2020). Le musée rouvrira avec un parcours des collections qui permettra aux visiteurs de découvrir ou redécouvrir les chefs d’œuvres de Zadkine, dans le contexte intime des ateliers, du jardin et de la maison où l’artiste vécut et travailla de 1928 à 1967.

Dans l’environnement unique qui fut son cadre de vie et de travail – atelier, maison et jardin, qu’il affectionnait tant – le principe proposé au visiteur sera celui d’une déambulation ouverte, comme à l’invitation de Zadkine lui-même qui aimait y recevoir ses hôtes, les accueillant parfois au seuil de la véranda. Ce sont donc ses mots qui guideront le public, les mots tout à la fois simples et puissants par lesquels il décrivait son histoire, ses œuvres et sa vision de la sculpture.

Des citations tirées de ses mémoires Le Maillet et le ciseau, publiés en 1968 ponctueront ainsi discrètement le parcours, appelant à le suivre dans sa quête, son inlassable besoin de créer des objets qui parlent à ses semblables.

Ossip Zadkine est né en 1888 à Vitebsk, aux confins de l’Empire russe, aujourd’hui en Biélorussie. Il passe son enfance à Smolensk avant d’être envoyé en Angleterre par son père, professeur de lettres classiques, en 1907. Il arrive à Paris à l’automne 1909, à vingt-et-un ans. Installé un temps à la Ruche, cité d’artistes, puis successivement rue de Vaugirard et rue Rousselet, il s’établit rue d’Assas en 1928, où il vivra jusqu’à sa mort en 1967. Il ne retournera jamais dans son pays natal.
Ami d’Amedeo Modigliani, de Blaise Cendrars, de Max Jacob, de Henry Miller et de bien d’autres, Zadkine participe à l’ébullition intellectuelle qui agite la capitale à cette époque, et compte ainsi parmi les représentants les plus importants de l’École de Paris.
Marqué par un lien intime à la logique de la matière et par un « primitivisme », qui regarde aussi bien du côté de la sculpture romane que des arts populaires russes, Zadkine est l’un des acteurs du renouveau de la sculpture moderne. Son œuvre acquiert, dès les années vingt, une dimension internationale.
Contraint de s’exiler aux États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale, il développe une activité d’enseignement, qu’il poursuit à son retour à Paris en 1945 à l’Académie de la Grande Chaumière et dans son atelier du 70 de la rue Notre-Dame-des-Champs.

Le musée Zadkine, dédié à l’œuvre et à la mémoire du sculpteur, créé par la Ville de Paris, conformément à la volonté et grâce au legs de l’artiste peintre Valentine Prax, son épouse, a été inauguré en avril 1982.

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