DANS LA MAISON DE ZADKINE - SALLE 5

Vue du nouvel accrochage, musée Zadkine, Paris Copyright photo : Pierre Antoine

La collaboration de Zadkine avec André Groult remonte aux années 1927-1928, à l’époque où ce dernier réalise la décoration de l’hôtel particulier de style néoclassique de M. et Mme Mayen, à Paris (aujourd’hui démoli). Zadkine exécute pour la façade de l’hôtel trois bas-reliefs en pierre, dont Femme et chien. La sensualité d’une taille, tout en surface et en délicatesse fait affleurer la présence frontale et la ligne mélodique de cette figure de Diane, primitive et décorative. Le même lyrisme plastique préside à la taille des quatre médaillons en albâtre qui complétaient ces bas-reliefs et dont deux sont présentés dans le parcours, Nature morte au vase de fleurs et au violoncelle et Nature morte au panier de fruits et à la carafe.

Le goût de l’Art déco

Indissociable de la modernité du XXe siècle, l’Art déco est un style aussi élaboré que difficile à circonscrire, tant ses applications sont diverses, ses sources d’inspiration éclectiques. Il marie haute tradition et innovation, artisanat de luxe et production en série, raffinement et fonctionnalisme, matières précieuses, bois exotiques et matériaux industriels. Dans le studio du couturier Jacques Doucet – quintessence de « l’esprit » Art déco –, Picasso, le Douanier Rousseau, Matisse, Zadkine, Brancusi, Modigliani… voisinent avec des masques africains et du mobilier de Pierre Legrain, Rose Adler, Gustave Miklos, Eileen Gray…

L’exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes qui ouvre en avril 1925 à Paris aura une influence décisive sur l’architecture, le mobilier, les objets d’art, la mode. Zadkine est invité à réaliser un des bas-reliefs de la Pergola de la Douce France, face à l’entrée de l’exposition. En sculpture, l’Art déco s’exprime par le retour au lisse, à la simplification des lignes, à la géométrisation et à la densité des volumes.

Revenir à la présentation du parcours