L'ÂME PRIMITIVE

 

Au début du siècle dernier à Paris, Zadkine est l’un de ceux qui inventent, en se tournant vers le « primitif », un nouveau langage sculptural. La radicalité de son oeuvre témoigne alors, bien au-delà de recherches formelles, d’une défiance envers la civilisation moderne et ses valeurs. Dans le geste de l’artisan, dans la foi du sculpteur roman, dans la naïveté des peintres d’enseigne de sa Russie natale, Zadkine voit non pas un défaut de connaissance ou de technique, mais l’exemple, disparu ou menacé, d’un lien vrai au monde.

C’est par le chant de cette « âme primitive » que l’oeuvre de Zadkine dialogue avec ceux de ses contemporains qui se revendiquent sauvages, fauves, néo-primitivistes ; mais aussi, si intimement, avec ceux qui aujourd’hui continuent de chercher à exprimer « la palpitation de la vie humaine bouleversée par le tragique ».

 

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Commissionership:
Jeanne Brun, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du développement culturel - BNF et Claire Le Restif - directrice du CREDAC - Centre d'art Ivry sur Seine avec la collaboration de Pauline Créteur, attachée de conservation au musée Zadkine
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